dimanche 24 mars 2013

Par sa démission, Najib Mikati s'est fixé trois objectifs ! (Art.129)


Si j’étais né de la dernière pluie, j’aurais été tenté de saluer la décision courageuse d’un homme et l’esprit démocratique d’un Premier ministre, en me persuadant que la formule de l'ancien ministre du pays des 300 fromages, Jean-Pierre Chevènement, est aussi valable au pays des 17 communautés, « un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, il démissionne », et que forcément un Premier ministre, ça ouvre sa gueule ; si ça veut la fermer, il démissionne. Najib Mikati deviendrait alors mon héros. Mais bon, il ne faut pas rêver ! L’histoire a déjà écrit ce chapitre de la politique libanaise. Najib Mikati est celui qui a permis au Hezbollah de réussir son coup d’Etat démocratico-milicien, le 12 janvier 2011. Il est peut-être le Libanais le plus riche, mais il ne peut pas être mon héros.

Avant d’aborder la démission en soi, je voudrais m’arrêter un instant sur l’auto-satisfecit d’un Premier ministre, qui lors de la conférence de presse avant-hier, annonçant une décision aussi grave que sa démission, a eu quand même le temps de glisser, « nous avons fini de déférer l’échelle des salaires, fruit d’une revendication légitime, devant le Parlement, et que cela a été fait sans que notre économie ait à en souffrir », alors que les experts économiques eux considèrent que le rééchelonnement de la grille des salaires à la hâte avant sa démission, est une vraie catastrophe pour le Liban car Najib Mikati n’a pas tenu compte des mises en garde de la Banque du Liban et des institutions monétaires internationales sur les conséquences de l’adoption de ses réformes sur l’économie d’un pays dont la dette publique est de l’ordre de 135 % de son PIB, et dont la croissance est menacée par l’insécurité, les conflits armés, l’inflation et la présence d’un million de réfugiés syriens sur son sol, peut-être 2 millions à la fin de l’année ! Là où des pays comme la Grèce et Chypre, des Etats soutenus pourtant par l’Union européenne, optent pour plus de rigueur, le Liban continue à vivre au-dessus de ses moyens. Bassita, ce n'est pas le sujet du jour.

Dans son message de démission, Najib Mikati évoque deux sujets, le blocage des ministres du 8 Mars, notamment ceux du Hezbollah (Hassan Nasrallah), d’Amal (Nabih Berri) et du Courant patriotique libre (Michel Aoun), de la formation du comité de supervision des élections et de la prorogation du mandat d’Achraf Rifi. En conséquence, il a déclaré : « J’annonce la démission du gouvernement, en espérant que cela amènerait les principaux blocs politiques à assumer leurs responsabilités et à trouver une issue à la crise ». Non mais franchement, comment peut-on se foutre de la gueule de ses concitoyens à ce point ? Comment diable il espère créer le comité de supervision des élections et proroger le mandat du directeur générale des Forces de sécurité intérieure (FSI), en démissionnant ? Aujourd’hui, il se place de facto, comme Premier ministre expédiant les affaires courantes, donc dans l’incapacité totale d’agir sur les soi-disant « motifs » de sa démission ! Hallucinant.

L’imbroglio politique qui s'est joué le 22 mars au palais de Baabda est particulièrement intéressant. Une analyse du déroulement du Conseil des ministres permet de comprendre que la « sincérité » affichée par le Premier ministre, illustrée par un visage grave de circonstance, était fausse. Passons sur les petits détails qui n’apportent rien, mais qui égarent. En résumé, malgré la confusion qui entoure cette réunion, on apprend du 2al wou 2il des uns et des autres, et du recoupement des infos, qu’après le refus des ministres du 8 Mars de créer le comité de supervision des élections et des noms proposés, le président de la République, Michel Sleiman, aurait annoncé : « Je ne peux pas imaginer une session du gouvernement où la création du comité de supervision des élections ne figure pas en tête de l’ordre du jour, afin de préserver la Constitution qui m’était confiée, et par conséquent, je suspends la session et demande au ministre de l’Intérieur de consulter le Premier ministre pour proposer de nouveaux noms la semaine prochaine ». Il a décidé alors de suspendre la réunion du Conseil. Le Premier ministre a aussitôt exprimé sa solidarité avec le président sur ce point, mais il a souhaité évoquer la prorogation du mandat d’Achraf Rifi avant la suspension de la réunion. Les ministres du 8 Mars, notamment ceux du Hezbollah et du Courant patriotique libre, ont fait connaître leur opposition catégorique. Le Premier ministre, Najib Mikati, a alors considéré en se référant à la déclaration du président, que « désormais aucune session du Conseil n’aura lieu », ce à quoi le président a répondu, « Non, il ne s’agit pas de cela ! ». C’est à ce moment précis que le Premier ministre aurait demandé au président de la République de suspendre le Conseil des ministres. Contrarié et sombre, Najib Mikati quitta brusquement les lieux, la salle de réunion au palais présidentiel, avant le président de la République, contrairement à ce que prévoit le protocole, pour se diriger vers le grand Sérail, d’où il a annoncé sa démission, contrairement à l'usage protocolaire qui veut que la démission du Premier ministre soit annoncée du palais présidentiel à Baabda et non du siège du gouvernement à Beyrouth ! Sacré journée, n’est-ce pas ? Eh bien, tout laisse penser que Najib Mikati cherchait un prétexte pour saboter ce Conseil des ministres et présenter sa démission. Reste à savoir pourquoi ? Sans doute pour de multiples raisons, mais disons, une les domine toutes. Najib Mikati attendait une sortie de scène suffisamment glorieuse, pour exécuter un autre agenda. Il l'a obtenu avec le nœud Achraf Rifi.

On dit que Najib Mikati a pris cette décision après s’être assuré que « les jours de Bachar el-Assad étaient comptés » (éditorial d’Almustaqbal 23/3/2013). La rigolade ! Il semble que ce « disque » n’est pas encore rayé, même après 2 ans de passage en boucle. Allez, donnons-nous rendez-vous dans quelques mois, pour une nouvelle lecture. Certains du 14 Mars, notamment au sein du Courant du Futur, non seulement crient victoire, mais ont annoncé que la démission du gouvernement, qui est une revendication 14-Marsienne, ouvre la porte au retour à la table du dialogue (Ahmad Fatfat). Mais bien sûr, bonne chance alors ! Pour d’autres, il convient de faire l’éloge de Walid Joumblatt pour ces dernières prises de position (Ahmad Hariri). Encore bonne chance les gars !

On dit aussi que Najib Mikati a démissionné car les ministres du 8 Mars, du Hezbollah et du Courant patriotique libre ont refusé de proroger le mandat d’Achraf Rifi. Lol, évidemment que c’est faux. Je ne comprends pas, pourquoi, en démissionnant a-t-il prorogé le mandat du chef des FSI ou va-t-il éviter la mise à la retraite du chef des FSI ? Comment peut-il espérer quoi que ce soit sachant que le 8 Mars contrôle le Parlement grâce à Walid Joumblatt ? La rigolade encore, ou la mascarade si vous préférez. Dans quelques jours Achraf Rifi devrait rentrer chez lui a priori, il l’a d’ailleurs annoncé sereinement en début de semaine, et remettre les commandes des FSI à un subalterne, le directeur général des FSI, le brigadier Roger Salem, jusqu'à fin juin 2013, et à l'officier le plus gradé des FSI par la suite, si le poste restait vacant. L'ancien directeur des FSI, Ali el-Hajj, un proche du régime syrien, qui s'active depuis quelques jours, ne peut pas diriger les FSI pour des raisons juridiques. Rappelons que Ali el-Hajj, était chef des FSI au moment de l'assassinat de Rafic Hariri. C'est lui qui a réduit la protection de ce dernier, de 40 personnes à 8 en novembre 2004 et c'est lui qui a déplacé les épaves du convoi de l'ancien Premier ministre du lieu du crime, quelque heures après l'explosion du 14 février 2005.

On dit également que Najib Mikati a démissionné pour redorer son blason au sein de la communauté sunnite, la veille des élections législatives. Sans doute ! Mais c'est à se demander si un esprit qui a accepté sans vergogne de retirer le pouvoir au leader de la communauté sunnite, Saad Hariri, pour le remettre au Hezbollah, dont 4 membres sont soupçonnés de l’assassinat de feu Rafic Hariri, le plus grand leader de la communauté sunnite libanaise de tous les temps, peut bien avoir de scrupules politiques deux ans après ? Je n’y crois pas. En tout cas, un responsable sunnite qui a une once de scrupules l’aurait fait à l’assassinat de Wissam el-Hassan, le 19 octobre 2012. Donc, faut-il voir des scrupules dans cette démission? Sûrement pas. Des intérêts? Certainement.

On dit par ailleurs que Najib Mikati a démissionné car les ministres du 8 Mars, du Hezbollah et du Courant patriotique libre ont refusé de créer le comité de supervision des élections. Sa démission est effectivement en rapport avec les prochaines élections législatives, mais pas comme l’entendent certains politiciens et analystes.

Rien, absolument rien, ne changera radicalement la situation interne au Liban à part les prochaines élections législatives, prévues le 9 juin 2013. Tout politicien chevronné le sait. Ni la lointaine chute de Bachar el-Assad (qui aurait dû avoir lieu selon les « analystes » à la fin du printemps 2011!), ni les hypothétiques frappes américaines en Iran (qui auraient dû avoir lieu au lendemain de l’élection de Barack Obama en automne 2012!), ni le Tribunal Spécial pour le Liban, ni la prochaine guerre israélo-libanaise, ni tous les cierges des églises d’Antioche et de tout l’Orient même un dimanche des Rameaux, seules les élections législatives permettraient de changer de majorité parlementaire et de gouvernement, donc de détenir le pouvoir législatif et exécutif, et présidentiel plus tard (déjà 2014!). La prorogation du mandat d’Achraf Rifi, la création de la commission de supervision des élections et toutes autres décisions politiques ou administratives, ne seraient que des formalités pour toute majorité qui sort des urnes. Mais pour qu’il y ait élections il faut une loi électorale. Pour bien comprendre la démission de Najib Mikati, il faut rappeler le contexte des discussions sur la loi électorale, car cette démission est intimement, et essentiellement, liée aux prochaines élections législatives.

Depuis que les discussions sérieuses se sont engagées au début du mois de janvier, la classe politique libanaise ne parvient pas à se mettre d’accord sur une nouvelle loi électorale. Les partis chrétiens, qui rejettent catégoriquement l’actuelle loi dite « loi de 1960 » (loi inique pour les communautés chrétiennes responsable de la mauvaise représentativité des communautés chrétiennes au Parlement libanais) sont favorables à la « loi du Rassemblement orthodoxe », qui instaure le « vote intracommunautaire », afin de mettre un terme à la désignation de la moitié des députés chrétiens par les leaders musulmans (Saad Hariri, Walid Joumblatt, Nabih Berri et Hassan Nasrallah). Saad Hariri et Walid Joumblatt sont farouchement opposés à la « loi orthodoxe » car elle amputerait leur bloc parlementaire non seulement des députés chrétiens mais elle ouvrirait aussi leurs communautés à la concurrence interne. Ils sont pour le maintien de la loi actuelle, « loi de 1960 », qui leur garantit un poids électoral supérieur à leur poids politique réel. Hassan Nasrallah et Nabih Berri, sont indifférents à la plupart des lois électorales, notamment la loi de 1960 et la loi orthodoxe, car les régions chiites sont homogènes et verrouillées manu militari.

Alors résumons. Le seul projet de loi électorale qui pouvait théoriquement passer au Parlement, était donc le projet de loi orthodoxe. Tous les autres ne passent pas. Les partis chrétiens, y sont favorables (au moins, ils l’étaient tous). Les partis chiites sont neutres, mais pourraient se ranger du côté des partis chrétiens (au moins, dans le passé). Les partis sunnites et druzes étaient farouchement contre, ainsi que Michel Sleiman et Najib Mikati ; ils le sont toujours et le resteront. Des élections dans 2 mois et demi, la majorité des partis libanais sont opposés à tout report, idem pour la communauté internationale, le temps presse, les discussions sont bloquées et la situation en Syrie s’enlise. Que faire ? Eh bien, il n’y a qu’à faire ce que fait tout mauvais joueur, démocrate de pacotille, renverser la table, surtout, au bon moment ! Voilà ce que vient de faire Najib Mikati.

En tout cas, indépendamment des pressions auxquelles il a été soumis, se trompe gravement qui croit que ce successful businessman est une marionnette manipulée, un homme qui ne sait pas ce qu’il veut. « Le projet orthodoxe ne passera pas. Il n’arrivera même pas devant le Conseil constitutionnel et j’ai mes méthodes pour m’assurer de cela... Je suis candidat (aux élections législatives) et je démissionnerai au moment des élections si elles ont lieu. Il y aura un gouvernement neutre pour diriger les élections et le Premier ministre ne devrait pas être candidat. » (MTV 4/3/2013) Se trompe gravement aussi qui croit que la 384e plus grande fortune du monde (selon le magazine Forbes), a accepté sur un coup de tête la mission du Hezbollah le 12 janvier 2011, au risque de se faire traiter de judas pour le restant de sa vie, et ne sait pas parfaitement où il va.

D’abord, il fallait saboter la « loi orthodoxe », sans donner l’impression de mépriser le consensus chrétien autour de ce projet. C’était en bonne voie, avec la signature par le président de la République et le Premier ministre le 4 mars, du décret pour la convocation du corps électoral selon la loi en vigueur, la loi de 1960 justement.

Ensuite, il fallait écarter les alternatives sérieuses à la loi orthodoxe, notamment les projets des petites circonscriptions, qui permettent de corriger la tare de la démocratie libanaise (la mauvaise représentativité des communautés chrétiennes au Parlement), mais qui sont défavorables à la communauté sunnite (sa communauté) et au 8 Mars (ses alliés). Dans ce sens, le projet électoral de Najib Mikati découpait le Liban en grandes circonscriptions, comme la loi de 1960 d'ailleurs. Notez au passage que le Premier ministre a déjà évoqué sa démission à plusieurs reprises lors de son interview avec Walid Abboud sur la MTV, au début du mois de mars. « Si je vois que la démission est la meilleure option, je le ferai certainement. » Eh oui, il ne faut jamais sous-estimer ses adversaires !

Enfin, il fallait imposer au peuple libanais la tenue des prochaines élections, à temps peut-être, mais sous l’actuelle loi électorale, la « loi de 1960 » (qui a subi le lifting de Doha en 2008), une loi électorale qui convient à tout le monde sauf aux communautés chrétiennes, où la moitié des députés chrétiens du Parlement libanais seraient désignés par les électeurs musulmans. Nous avons là, le premier objectif que s'est fixé Najib Mikati. Mais ce n'est pas tout. Imposer la tenue des élections sous la loi de 1960, sur un fond de polémique autour du chef sunnite des FSI, Achraf Rifi, ne manquera pas de séduire la communauté sunnite à laquelle il appartient. Là, réside le deuxième objectif de la démission, (re)conquérir la communauté sunnite.
Rajoutons aussi, qu'en imposant la tenue des élections sous la loi de 1960, cela ne manquera pas de satisfaire Walid Joumblatt également. Pour compléter l'analyse disons qu'en fuyant son poste de Premier ministre, Najib Mikati n'aura pas à rentrer en confrontation avec le Hezbollah au sujet d'Achraf Rifi (la bête noire de la milice chiite qui a permis grâce à ses renseignements, l'accusation des 4 membres du Hezbollah par le Tribunal Spécial pour le Liban), ce qui ne manquera pas de satisfaire pleinement le parti qui l'a porté au pouvoir ! Et voilà donc, le troisième objectif de cette démission mûrement réfléchie.

On le voit bien, seule la démission permettait à Najib Mikati d’atteindre ces trois objectifs. Avec un gouvernement démissionnaire qui expédie les affaires courantes, les diverses menaces et les pressions internes et externes pour que les élections aient lieu à la date prévue, il ne sera tout simplement pas possible d’adopter une nouvelle loi électorale et de se prononcer sur la succession d'Achraf Rifi.

Deux détails intéressants confirment mon hypothèse. Le premier porte sur le timing de l’annonce. Najib Mikati a annoncé sa démission le jour même où les grands partis chrétiens, Forces libanaises, Kataeb, Marada et Courant patriotique libre, ainsi que des personnalités chrétiennes indépendantes, Boutros Harb et Ziad Baroud, étaient réunis à Bkerké sous l’égide du patriarche maronite Bechara Raï, pour discuter de la loi électorale, des alternatives à la loi orthodoxe et des blocages des discussions dans les commissions parlementaires. Hasard des coïncidences sans doute, mais lapsus révélateur quand même. Le consensus chrétien dérange ! Le second détail porte sur la déclaration à chaud de Walid Joumblatt suite à la démission de Najib Mikati. Vous allez vraiment tout comprendre ! « Il y a une loi en vigueur, c’est la loi de 1960, jusqu’à ce qu’on se mette d’accord sur une nouvelle loi. Si nous nous mettons d’accord sur une loi autre que la loi de 1960, nous pourrons la remplacer par la nouvelle loi. Le gouvernement ne peut pas légiférer, cela revient au Parlement. Nous irons comme l’a dit le président de la République vers la loi de 1960. Et je serai candidat aux élections sous la loi de 1960 ». Extraordinaire, n’est-ce pas ? Bassita ya Beik, il n’est nul besoin de répéter comme un gâteux à quatre reprises, « loi de 1960 », tout le monde l’a compris et en tirera les conséquences qui s’imposent. Ce n'est pas par hasard que Najib Mikati a tenu a remercié personnellement Walid Joumblatt vendredi soir et que ce dernier s'est considéré sur le même bateau que le premier. Eh bien, soit ! Mais que les deux hommes sachent, le mépris de la volonté des partis chrétiens d’en finir avec la loi de 1960, aura forcément des conséquences non désirées mais parfaitement prévisibles. Parce que, comme l'a dit si bien Abou el-Tayeb al-Moutannabi:

ما كل ما يتمنى المرء يدركه        تجري الرياح بما لا تشتهي السفن 


Enfin, pourquoi faut-il toujours dans notre pays maudit, qu'on n'aborde les problèmes qu'au dernier quart d'heure ? La date de l'échéance électorale et l'arrivée à la retraite d'Achraf Rifi, sont connues de tous et depuis longtemps. Ce sont deux exemples affligeants de l'amateurisme autruchien de certains de la classe politique. Dans tous les cas, qu'importe sous quelle loi électorale se dérouleront les prochaines élections législatives, en tant qu'individu de cette société civile responsable, je m'engagerai dans la bataille électorale corps et âme, pour défendre une certaine idée du pays du Cèdre. Dans mon Liban, le général Achraf Rifi a une place d'honneur n'en déplaise au Hezbollah et à ses alliés.
EN GUISE DE CONCLUSION.

Au lieu de se réjouir de la démission du Premier ministre, toutes les composantes du 14 Mars, notamment le courant du Futur, les Kataeb et les Forces libanaises, devraient s'en inquiéter gravement. Najib Mikati est un homme d'affaires réussi et un homme politique habile, cela ne fait aucun doute. Saad Hariri, Amine Gemayel et Samir Geagea doivent savoir qu'en démissionnant, Najib Mikati s'est fixé trois objectifs: imposer la « loi de 1960 » aux partis chrétiens, (re)conquérir la communauté sunnite et maintenir son alliance avec Walid Joumblatt et le Hezbollah ! L'avenir proche nous en dira plus.